À Propos
Moi, c'est Léa. Historienne de formation, indexeuse de registres, amoureuse des histoires de famille (parfois très bizarres) et grande adepte des marges, des ratures et des petits détails qu’on croit anodins.
Née dans le Rhône et vétérane de trois ans de khâgne-hypokhâgne suivie sur l’Île de la Réunion, le hasard de la vie m’a conduite à Genève, où j’ai eu l’opportunité de faire un Master en Histoire et Politique Internationales. Installée depuis cinq ans dans le pays de Gex, je vis entre archives, candidatures, petits boulots et grands espoirs dans le monde passionnant (et très compétitif) des organisations internationales, tout en rêvant d’un métier qui allierait recherche, écriture et mise en valeur du patrimoine.
La généalogie ? C’est une histoire de famille (pour de vrai).
C’est ma grand-mère, d’une mémoire exceptionnelle du haut de ses – tout juste – quatre-vingt-huit printemps, qui m’a soufflé les premiers noms et les premiers lieux, des deux côtés de ma famille. Les deux côtés étant pieds-noirs, je fus rapidement plongée dans l’enfer des archives lacunaires, des pistes bloquées, et des ancêtres dont les traces se sont dissoutes dans le fracas de l’Histoire.
Quand j’ai fini par me heurter à des murs généalogiques sur toutes les branches, j’ai décidé de faire ce que je pouvais pour les autres. Depuis février 2025, j’indexe bénévolement des actes d’état civil, je photographie des tombes, et je tente de préserver ce qui peut encore l’être, surtout dans les petits villages de Suisse et de ma région natale d’Auvergne-Rhône-Alpes (que j’aime autant que je hais son nom). Et plus j’avance, plus je tombe sur des récits étonnants, cocasses, déchirants, absurdes. Des morts bizarres, des noms improbables, des anecdotes croustillantes… et des destins que personne n’avait racontés.
Alors j’ai voulu leur offrir un espace. Un blog. Un carnet. Un endroit où la généalogie sort du cadre rigide pour devenir un terrain d’enquête, de réflexion, de sourire, de transmission. Ici, je partage mes trouvailles, mes méthodes, mes ratés, mes succès, et tout ce qui fait que je continue à creuser les archives comme on cherche un trésor — ou une arrière-arrière-grand-mère disparue mystérieusement dans le désert algérien.
À part ça?
J’écris, souvent. Je m’inspire de l’histoire et du patrimoine local pour trouver des idées de romans et de personnages. Qui sait, peut-être qu’un jour un projet dépassera le stade de l’ébauche et finira publié? (On a le droit de rêver).
Sinon, je regarde des documentaires à deux heures du matin, je réponds un peu trop vite aux quizz et aux blind-tests, je collectionne les figurines d’éléphants et les vieux livres, je chante faux aux karaokés, je peins de la céramique, et je m’émerveille toujours devant un acte de 1797 qui aurait pu ne jamais être lu.
Mon cerveau ne s’arrête jamais, mais je crois que c’est plutôt bon signe.
