Dieu que le temps passe vite quand on s’amuse. Voilà déjà que Carnets d’Ancêtres fête son premier mois ! Pour fêter ça, quoi de mieux que vous partager mes petites et grandes actions pour servir les archives, le patrimoine délaissé et les ancêtres oubliés, dans un Journal de Bord tout neuf ?
Petite baisse de régime côté registres
Effectivement, j’ai été fort occupée par la fin de mon stage, et je n’ai pas atteint le même score qu’au mois de mai. Mais tout de même ! C’est mon troisième mois le plus productif depuis que j’ai commencé à indexer bénévolement cinq mois plus tôt, dans un contexte professionnel un peu particulier. Après tout, ce n’est pas une course, surtout au vu des documents dans lesquels je me suis plongés ce mois-ci.


Je me suis en effet mise au défi de terminer l’immense registre d’inhumation de Genève pour les années 1854 à 1870. Je vous avais déjà dit dans mon tout premier journal de bord que, même si j’avais déjà indexé les années 1854 à 1859, je n’étais pas une grande fan des registres d’inhumation. Je préfère bien davantage les documents plus riches en informations, comme les registres d’acte civils qui sont mes préférés. Néanmoins, il ne manquait qu’une petite quarantaine de pages et onze années avant de terminer ce mastodonte. Alors pourquoi ne pas tenter de le faire ?
J’ai donc, et je ne suis pas peu fière de le dire, terminé l’indexation de ce registre, pour les années 1859 à 1863, puis de 1865 à 1867. Vous pourriez vous étonner de cette petite ellipse, mais elle est relativement simple à comprendre : il ne faut pas oublier que, sur Geneanet, l’indexation est collaborative, et que n’importe qui peut participer comme il le souhaite. Et quelle ne fut pas ma surprise de voir une dizaine de pages avait disparues, déjà indexées par une main anonyme. Mais comme un bonheur n’arrive jamais seul, ce ne sont pas moins de huit pages sans aucun nom qui ont également été numérisées, et donc à passer sans crainte d’oublier quelqu’un.
Cette tâche s’est donc terminée bien plus vite que prévu, et c’est avec joie que j’ai pu repasser sur des registres d’état civil. Contrairement au mois dernier, où j’avais alterné entre la Suisse et la France, j’ai préféré me concentrer cette fois-ci sur les ressources plus proches de chez moi, et ait consacré mon temps libre à indexer les archives des communes du Petit-Saconnex, de Collex-Bossy, de Satigny, des Eaux-Vives et d’Avusy.
J’y ai d’ailleurs trouvé quelques perles autour desquelles je suis en train de préparer de nouveaux articles, mais que j’ai déjà partagées en avant-première sur les Archives Insolites de Geneanet. Une fonctionnalité propre au site que j’ai découvert à la fin du mois dernier, et que j’ai eu le temps de bien explorer et utiliser ces derniers temps. Préparez-vous à bientôt voir des péripéties humaines et administratives oubliées, que j’ai hâte de vous partager !
Mais les registres ne sont pas les seules ressources avec lesquelles on peut s’amuser, il y a aussi le patrimoine qu’on trouve sur le terrain.
Petite victoire patrimoniale: le cimetière de ma commune est bouclé !
Si la fin du mois de juin nous écrase sous un cagnard infernal, le début du mois était bien plus doux, et a eu la clémence de nous permettre, à ma peau blafarde et moi-même, de sortir avant la nuit tombée et continuer mon travail d’immortalisation des pierres tombales de ma commune.
Si j’avais déjà fait le plus urgent en photographiant et indexant les tombes signalées comme en fin de concession par la mairie, et avais repris au mois de mai en m’attaquant aux grands colombariums, j’ai continué en juin et – miracle ! – suis parvenue à photographier absolument toutes les tombes, des plus récentes aux vieilles pierres pluricentenaires presqu’illisibles. Six cent soixante-quatorze pierres tombales, civiles comme militaires, sans discrimination aucune, tout cela bouclé en moins de deux mois. Une belle performance !


Les tombes, c’est bien, mais indexées, c’est mieux ! Une fois toutes ces photos téléversées dans la base de données de Geneanet, j’ai fait en sorte d’indexer moi-même mon travail, même si certaines m’ont données du fil à retordre – des difficultés que je vous développerai dans un article à venir.
Concrètement, combien de personnes ont choisi le cimetière de ma commune comme dernière demeure? Une fois l’indexation faite, on se retrouve avec mille six cents soixante-six personnes, dont seize inhumés morts pour la France, et seulement six tombes que, malgré toute ma bonne volonté, je n’ai pas réussi à déchiffrer. Elles demeurent donc pour l’instant anonymes, et peut-être qu’un autre bénévole plus expérimenté que moi saura redonner une identité à ceux qui demeurent sous la pierre.
Si on compte le cimetière de ma commune désormais bouclé, et le cimetière suisse voisin que j’avais « entamé » au mois de mai, j’en suis aujourd’hui à sept cent quatre-vingt-dix-neuf. À deux doigts et une pierre de passer la barre des huit cents ! Qui sait, peut-être qu’à la fin du mois de juillet, j’aurais dépassé la barre des mille ?
Côté articles, entre ingéniosité médicale et aventure cinématographique
En plus de mon travail de préservation bénévole et du dernier mois de mon stage (et de son rythme de travail accru), je suis parvenue à vous proposer, amis lecteurs, deux articles dont je ne suis pas peu fière. Le premier, sur l’apoplexie et ses « remèdes », était prévu, inspiré de mes indexations passées et étoffé par des documents mis en valeur dans les archives insolites susmentionnées.
Le second, en revanche, est plus spontané, car il découle de ma découverte imprévue du film La Venue de l’Avenir de Cédric Klapisch. La toile de fond tourne autour de différents membres d’une famille éloignée qui cherchent à remonter la piste de leur dernière ancêtre commune, dont ils ont hérités de la maison en ruines dans la campagne normande. Voir la généalogie portée au grand écran est suffisamment rare pour le souligner, et il me semblait juste de souligner la démarche en lui consacrant un article. Certes, cela aurait décalé les autres articles en préparation, mais autant en parler tant qu’il est encore à l’affiche !
Et pour juillet?
Ayant quitté un stage à plein temps pour une recherche d’emploi à plein temps, il serait bien improbable que ma productivité augmente véritablement, aussi bien dans l’indexation que dans l’écriture de nouveaux articles. D’autant plus qu’avec ces « vacances » forcées, je me retrouverai sans doute à me déplacer dans ma famille, et donc quitter la région de Genève.
Mais qui sait, peut-être que ces visites hors de Suisse (voire de France) me permettront de participer à la préservation ailleurs, ou me donneront de nouvelles idées pour de futurs articles. Cela nous permettrait de voyager et découvrir de nouvelles pépites locales !
Je vous remercie de m’avoir lu jusqu’ici, vous souhaite un bon mois de juillet, et vous dis à très bientôt pour de nouvelles aventures sur Carnets d’Ancêtres !



